Le Diable est à Montrouge
Nous sommes à l’époque du monarque Louis-Philippe. Un Montrouge aux plaines agricoles, aux moulins des quatre vents, au pont qui enjambe un ruisseau, aux échoppes modestes. Avec ses marchands ambulants, ses vitriers, ses rémouleurs...Une contrée pourpre de malfrats, de tavernes glauques, de bouges populaires. Une terre rouge de sang sur laquelle s’abat une série de meurtres mystérieux dont les victimes, des escarpes, ne semblent pas émouvoir la sécurité royale. Quant on peut s’entretuer entre vermines... Tous ayant appartenu à la bande dite des Effroyeurs.
La légende de Montrouge
"Les mauvaises langues n’affirmaient-elles pas que Montrouge devait moins son nom à l’argile colorée de sa terre qu’aux manifestations sanglantes qui s’y déroulaient autrefois ? "
C’est sur cette légende que Michel Honaker plante le décor de son ouvrage "Rocambole et le Diable de Montrouge". [1] Montrouge, "pas assez éloigné de Paris pour s’appeler la province", est l’ancrage romanesque des aventures policières de son héros Rocambole, mi arsène Lupin, mi Fantomas, partageant en tout cas le même plaisir du postiche. Accompagnée de sa jeune protégée et journaliste en herbe, Fauvette, Rocambole, tour à tour, diplomate, rusé, perspicace, a l’obsession de déjouer la machinerie machiavélique du "Diable de Montrouge". Dans un style affiné, amusé, Michel Honaker nous entraîne dans les méandres d’une enquête aux rebondissements assurés, dans une atmosphère étrange du XIXème siècle. Sa littérature de jeunesse ne se limite pas aux pré-adolescents. Pour s’en convaincre, découvrez cette facette de Montrouge endiablée...
Lire l’interview de Michel Honaker : N’est pas rocambolesque qui veut !
[1] Hors-piste n°4, édition Gallimard jeunesse, 2005.