Brigitte Gaudin, l’idée Déco
Grâce à l’espace Colucci, Brigitte Gaudin Bougras expose une partie de son travail pictural que nous pouvons découvrir depuis le 27 novembre 2006, et ce, jusqu’au 22 décembre 2006. L’exposition se nomme "LE PASSAGE".
Ça lui trottait dans la tête depuis de longues années sans qu’elle ait jamais osé y croire et s’y frotter. Puis, pendant un temps, la vie ne lui a pas épargné des épreuves qu’elle a su surmonter avec courage. Alors, Brigitte s’est lancée. Cette petite femme blonde aux grands yeux bleus, au regard souvent sérieux, crée et réalise des toiles décoratives qui agrémenteront et personnaliseront agréablement intérieurs privés et bureaux. Pour vous présenter cette femme un peu plus précisément, comprendre ses motivations, son travail, sa démarche, Brigitte a répondu à quelques questions de Montbouge.

Montbouge : Sur tes toiles, tu ajoutes des perles, de la colle, de la peinture acrylique, des fleurs en tissus. Présente-nous tes outils, tes matériaux de travail, la méthode d’élaboration de tes créations, ce qui t’inspire...
Brigitte Gaudin Bougras : En ce qui concerne les objets que j’insère dans les toiles : je les récolte au gré de mes rencontres dans une boutique, sur un étal de marché lors de promenades.
C’est l’objet, le détail qui m’attire. Je ne pars pas à la recherche d’un objet, d’un matériau ou d’une couleur spéciale, je me laisse porter par un détail. Je ne prévois pas, j’accumule les perles, les boutons, les tubes de paillettes, les cartes postales en relief... Tout ce dont l’aspect, la couleur crée une résonance en moi.

Je ne procède pas à partir de croquis, jamais. Je ne sais pas si c’est bien, mais c’est ainsi. Lorsque je démarre une toile, je procède directement, le motif évolue selon l’inspiration. Je fais un fond, je place des petits objets, des motifs. Alors, cela me donne envie de modifier ce fond. J’enlève les éléments, les réserve, sans prendre de notes. Je fais mes modifications et replace les éléments choisis, pas forcément tous, ni à la même place. Je n’ai pas d’atelier. Je peins essentiellement chez moi et l’avis des personnes qui m’entourent peut m’amener à faire de grandes modifications. J’aime ça, mais j’aime aussi pouvoir m’isoler pour travailler.
Mb : Tu travailles à ton domicile à Montrouge mais tu dis que tu aimes aussi t’isoler. Pourquoi ?
Brigitte G. : J’essaie d’aller régulièrement seule dans la maison de ma mère en Anjou. Je m’y retrouve, je peux peindre alors à mon rythme, sans contraintes domestiques. Sans avoir à tout ranger à heure fixe, pouvoir laisser le matériel en place, peindre jusqu’à deux heures du matin si je veux. Commencer plusieurs toiles à la fois...
Mb : Tu es inscrite à la Maison des Artistes [1] à Paris. Comment te définirais-tu ? Tu te sens plutôt artiste peintre ? Décoratrice ?
Brigitte G. : Je me sens plutôt décoratrice. J’aimerais travailler avec les gens. Comprendre leurs souhaits, leur goût. Leur proposer des éléments. Ce que je fais serait un peu comme un nuancier adaptable aux personnes. Plutôt que d’arriver avec une toile faite, j’aimerais rentrer chez les gens avec un book, voir leur univers et leur proposer des couleurs, des éléments et construire avec eux des toiles, plutôt plus grandes que celles que j’expose ici. De grands plans ou des compositions de plans.

Mb : Quels ont été les éléments déclencheurs de ce virage dans ta vie et dans ton activité ?
Brigitte G. : Je travaillais dans le milieu médical mais, à la naissance de mon dernier enfant, le quatrième, quelque chose s’est passé qui a créé une rupture rédhibitoire. Je me suis mise en congé parental et j’ai suivi une formation de décoratrice avec la chambre des métiers de Paris. Puis d’importants problèmes de santé m’ont empêché de me lancer tout de suite et cela m’a finalement permis de préciser mes envies, mes projets. Je sais maintenant que je veux travailler avec les gens. J’ai besoin de contacts. J’ai besoin de me fondre un peu dans leur intimité.

Je n’ai pas posé d’autres questions. Pourquoi en dire plus. Regardez ces couleurs : certaines, comme des bonbons acidulés, font frissonner, apportent un plaisir qui ravive certaines sensations "souvenirs d’enfance".

Des bulles d’orange nacrées, une sensation de chaleur. D’autres au contraire vous rappellent à l’ordre, les lignes sont droites, les couleurs en aplats réguliers, mais sans agressivité, seulement du sérieux, du calme. D’autres encore, avec des coccinelles et des herbes folles décoreront une chambre d’enfant.
Voilà de quoi se faire plaisir ou faire plaisir, de quoi personnaliser son nid, ou sa ruche ; Brigitte Gaudin Bougras peut aussi décliner ses toiles à votre demande, à vos mesures, selon vos coloris et pour votre plaisir. (si vous souhaitez ses coordonnées laissez-nous un message, nous vous renseignerons)
[1] Créée en 1952 par des artistes dans un esprit de solidarité, La Maison des Artistes (association Loi de 1901) est aujourd’hui la plus importante association d’artistes plasticiens en France.
C’est une grande surprise...qui aurait pu se douter, il y a trente ans déjà, que tu serais devenue une artiste. Cette passion devait dormir comme une braise depuis très longtemps au fond de toi...
Y’aura t’il une nouvelle exposition car je l’ai malheureusement raté. Merci.
Bonjour
Merci de me communiquer les prochaines dates d’exposition.
Cordialement,
Edouard Jack