L’école en questions... FCPE
Opération inédite de démocratie locale menée par la FCPE autour de l’école, à l’occasion des élections municipales...
En 2007, la FCPE avait interrogé, sur la base de quelques questions, les candidats à l’élection présidentielle, qui avaient pu ainsi détailler leur programme en matière d’éducation. A l’échelon local, souhaitant interpeller les candidats déclarés aux élections municipales, la FCPE Montrouge a repris l’idée ; et l’a rendue plus "participative" encore : en initiant, en amont, une enquête auprès des parents d’élèves et en organisant en aval une réunion publique. Opération menée en un temps record [1]...
En premier lieu, l’enquête : un questionnaire coécrit par des adhérents de la FCPE a été diffusé auprès de l’ensemble des parents d’élèves des 15 écoles de Montrouge, soit 3800 exemplaires.
En 15 jours, près de 600 réponses ont été recueillies : un taux de retour important, qui montre l’intérêt des parents d’élèves pour les affaires scolaires et qui légitime le principe même de l’opération. De plus, toutes les écoles sont suffisamment représentées, ce qui a permis d’étudier les résultats au niveau de chaque groupe scolaire quand le sujet le justifiait.
Aux détracteurs qui douteraient de la représentativité de l’enquête, on objectera que le taux de réponse (15%) est très supérieur à ce qui est souvent obtenu (3% à 5%) lors d’enquêtes réalisées sur le même mode [2].
On ajoutera, pour ceux qui s’interrogerait sur l’hétérogénéité de l’échantillon, que la FCPE Montrouge est loin de compter 600 adhérents...
Faire court (une page recto / verso) pour espérer un retour important, tout en traitant des sujets importants autour de l’école : tel était le défi. Plusieurs thèmes étaient abordés dans l’enquête, dont notamment les infrastructures et équipements scolaires, le personnel municipal dédié aux écoles, la cantine, les activités périscolaires, le rôle des parents d’élèves...
Pour découvrir le détail des résultats, on lira Enquête FCPE : les résultats. On peut cependant les résumer ainsi :
des parents d’élèves satisfaits des classes de leurs enfants, mais plus critiques vis-à-vis des équipements ludiques et sportifs, de l’état des sanitaires et parfois des cours d’école, notamment en élémentaire ;
des parents inquiets des abords d’école, notament à Maurice Arnoux et Aristide Briand ;
des parents très critiques à propos du nombre d’animateurs sportifs et d’intervenants spécialisés (enseignement des langues, des arts...), spécialement dans les écoles élémentaires ;
des parents d’élèves partagés sur les questions concernant la santé à l’école ;
des parents plutôt satisfaits des repas servis aux enfants (surtout en liaison chaude), du rapport qualité / prix de ces repas, mais un quart d’entre eux ont rencontré des difficultés pour inscrire leur enfant à la cantine.
des parents, majoritairement prêts à payer un peu plus cher pour améliorer la qualité des repas, mais avec de fortes disparités selon les secteurs scolaires qui prouvent la nécessité d’une révision du quotient familial ;
des parents plutôt satisfaits des activités proposées les mercredi et les vacances scolaires, ainsi que du prix de ces prestations, mais plus critiques sur les conditions d’inscription ;
des parents d’élèves qui jugent les équipements sportifs et culturels insuffisants ;
des parents qui considèrent comme urgent de construire une nouvelle école et qui, pour un quart d’entre eux, ont rencontré des difficultés avec les secteurs scolaires.

Enfin, une dernière question de démocratie locale, en phase avec les propositions de certains candidats à la mairie : pour la très grande majorité des parents (88%), "les associations de parents d’élèves doivent être associées aux questions scolaires par la municipalité", et pour la majorité (69%), elles doivent être "partie prenante dans les décisions prises".
Sur la base de ces résultats, la FCPE a donc invité les candidats connus aux élections municipales (Jean-Loup Metton, Wilfrid Vincent et Jean-Eric Branaa) à rencontrer les parents d’élèves de Montrouge lors d’une réunion qui s’est tenue le 12 février. Au programme de la réunion : une introduction pour expliquer l’opération et ses objectifs, la présentation rapide mais exhaustive des résultats de l’enquête, une brève intervention des deux candidats présents et une séquence de questions / réponses entre parents et candidats.
En réaction aux résultats et en réponse aux questions de la salle, Wilfrid Vincent (n°1 de la liste "Changeons pour vivre mieux à Montrouge") a d’abord déclaré qu’il considère "l’éducation comme une priorité du projet municipal", en raison notamment de l’augmentation du nombre d’enfants à Montrouge. En conséquence, le candidat de la liste de gauche a pris un certain nombre d’engagements précis (confirmés depuis dans le programme publié sur son site de campagne), qui, s’ils étaient respectés, répondraient à de nombreuses insatisfactions exprimées par les parents d’élèves : la construction d’une nouvelle école, l’accès sans restriction à la cantine pour tous les enfants, le lancement de programmes de prévention - santé, des actions de soutien scolaire, l’augmentation des effectifs d’animateurs dans les centres de loisirs et les équipements sportifs (pour connaître l’intégralité des engagements, lire le programme...)... Le tout promis sans augmentation des impôts. _ Au-delà de ces annonces, WV a plaidé pour "une pratique rénovée de la démocratie locale", en opposition au maire actuel "qui décide tout, tout seul". Ainsi, il entend "revaloriser l’utilité des conseils d’école, créer un conseil des centres de loisirs et un conseil local des associations". Et redonner vie à la Caisse des Ecoles (y’a surement un article à lier !!!). De quoi répondre en partie aux attentes des parents d’élèves et de la FCPE.
Reste à savoir si les associations obtiendront d’être réellement partie prenante dans les décisions concernant l’école à Montrouge...
Une chose est sûre : si Wilfrid Vincent entend consulter, il a des convictions et assume d’ores et déjà certains choix avec son équipe, comme le principe acquis de la construction d’une école. Jean-Eric Branaa (n°1 de la liste "Montrouge Démocrate"), prenant la parole ensuite, a immédiatement placé l’ensemble de son action future sous le signe de "la citoyenneté et la démocratie locale, priorité de son projet". Pour lui, "l’école s’insère dans un tissu, un ensemble", et ne peut être une priorité isolée des autres. Il s’est donc engagé à créer des comités de quartier, qui réuniront des représentants des associations locales "dont les associations de parents d’élèves, mais pas seulement", pour débattre des questions relatives au quartier. On ne peut que se réjouir à l’idée de voir naître de tels espaces démocratiques ; encore faudrait-il qu’ils ne deviennent pas des espaces cacophoniques : quelle légitimité aura la FCPE sur des sujets tels que l’urbanisme, le commerce, le transport... ? Et que fera-t-on des opinions sur l’école des associations sportives, culturelles, commerçants... ?
Ensuite, JEB a également pris quelques engagements : sur le soutien scolaire, l’alphabétisation des parents d’élèves étrangers, le renforcement des activités périscolaires (pour connaître l’intégralité des engagements, lire le programme...)...
Cependant, et malgré les relances de certains participants, Jean-Eric Branaa a, sur plusieurs points, différé sa réponse et conditionné son action aux futurs comités de quartier, y compris sur des sujets où la cause semble entendue et les besoins évidents. Ainsi en est-il du dossier emblématique de la construction d’une nouvelle école, édification indispensable pour tous, même pour le maire en place, qui la promet pour bientôt... après l’avoir promise et différé pendant 12 ans ! JEB, lui, semble tergiverser : "oui, il faut une nouvelle école mais... il y a le problème du foncier, le problème du coût de cette construction, le problème de l’emplacement..." . Bref, sur ce point comme sur d’autres, il concertera -c’est bien-, mais il perdra du temps -et c’est dommage !
Quant à Jean-Loup Metton, maire actuel et comptable de la politique scolaire menée depuis 14 ans, il n’a pas souhaité se déplacer. Comme le dit le Président de l’Union Locale de la FCPE : "Par peur des réponses à donner ? Par manque de conviction politique, de programme ? Parce qu’il n’avait pas confiance dans un de ses co-listiers pour le représenter ? Parce qu’il n’avait pas de temps à consacrer aux parents ?" Pourtant, il aurait pu tenter de défendre son action, violemment critiquée par les deux opposants ; et parfois même s’appuyer sur les résultats de l’enquête qui ne sont pas tous "à charge", loin de là... Non, il a préféré, dans un courrier adressé à la FCPE, décliné l’invitation avec deux arguments, il faut bien le dire, stupéfiants :
" Malheureusement, je ne peux que déplorer une nouvelle fois qu’à Montrouge, la F.C.P.E. fasse de la politique. Votre démarche en est l’exemple. Pourquoi faire un questionnaire pendant la période électorale alors qu’il pouvait être fait en début d’année ou même les années précédentes si ce n’est parce que vous avez des arrières pensées politiques ?
Personnellement, je suis pour une stricte neutralité politique des associations de parents d’élèves et je ne cautionnerai pas une demande qui est avant tout politicienne".
Ainsi, la FCPE ferait de la politique (et c’est vrai qu’elle en fait, au sens premier du terme), mais avec des arrières pensées ! Au vu de l’action menée, des résultats obtenus et du dialogue constructif entre WV et JEB, les lecteurs jugeront. Et s’étonneront peut-être d’un tel argument, sous le plume de qui a récemment écrit dans un de ses documents de campagne qu’il "pense que l’élection municipale n’est pas une élection politique", avant d’ajouter (sans arrières pensées politiques ?) : "c’est pourquoi j’ai rassemblé une liste qui va de la droite à la gauche"... On rappellera que la candidat Sarkozy avait, lui, fort logiquement et fort intelligemment répondu aux questions de la FCPE nationale, comme les autres candidats sollicités.
Second argument, plus étonnant encore, la question du calendrier : la FCPE aurait le tort d’interpeller les candidats au moment des élections... Mais quel meilleur moment choisir pour que les citoyens interrogent les candidats sur les préoccupations ? 1 an avant, quand la fin de la mandature approche et que les décisions sont souvent reportées ? 6 mois après, quand les éventuelles réponses n’engagent que ceux qui les écoutent ? Les électeurs apprécieront...

Alors, en fin de compte... Une opération réussie malgré une tentative d’obstruction de dernière minute [3], un débat constructif bien que malheureusement tronqué du fait de l’absence d’un des principaux intéressés, une base de travail pour la future équipe municipale... La FCPE, on l’espère, ne s’arrêtera pas là. Elle est en tout cas légitimée par cette action et par le soutien des parents d’élèves, pour continuer à influer sur la politique scolaire communale et, on peut le souhaiter, à participer avec d’autres aux décisions futures en la matière... Et quelle qu’elle soit, la prochaine équipe municipale devra répondre aux insatisfactions et tenir compte de la présence des parents d’élèves qui souhaitent vraiment que leur voix soit entendue, et que la prochaine équipe municipale les associe pleinement aux décisions politiques concernant l’école à Montrouge.
[1] Précisons, par souci de transparence, que l’auteur de cet article est à la fois parent d’élèves, adhérent FCPE, et qu’il a participé à l’opération et à l’analyse des résultats de l’enquête.
Et remercions Anne-Sophie et Jean-Louis pour leurs photographies
[2] Pour son enquête sur le PLU (Lire "Enquête sur le PLU : 100% des répondants ont donné leur avis"), la mairie avait obtenu 4.300 réponses (sur 22.000 foyers) : un taux de retour comparable (20%), qui lui avait permis d’afficher légitimement les résultats dans Montrouge Magazine
[3] La FCPE avait prévu de communiquer les résultats de l’enquête aux parents d’élèves. "L’Echo des écoles", journal de 4 pages de la FCPE Montrouge édité à 3.800 exemplaires, devait être diffusé dans les écoles de Montrouge. Mais l’Inspection départementale de l’Education Nationale (prévenue par qui ?) en a empêché la distribution... Pour contrer cette tentative d’obstruction, la FCPE a distribué son journal à la sortie des écoles. Selon les responsables FCPE, il est possible que cette diffusion directe ait finalement eu davantage d’impact que la distribution sous enveloppe, via les cahiers de correspondance...
Bien sur, car nous avons été plusieurs parents à avoir distribuer le rapport de la FCPE en disant bien qu’il avait été interdits...
Nous avons même eu la chance d’avoir 3 anniversaire le même samedi, presque tous les parents étaient au même endroits.
Le grand perdant c’est Metton.
L’écho des écoles :) et non "Vu de l’école" :-( a été interdit mais part qui ?? la est là question ??
L’académie vraiment ?? ou autre ??
Fred
c’est effectivement l’académie au final qui via le rectorat a interdit l’echo des écoles.... C’est malheureusement confirmé.....
maintenant, on peut s’interroger sur le fait que l’académie ait été mise au courant, par qui, comment, pourquoi....
La prochaine fois, peut etre la fcpe devra-t-elle distribuer ce type de document en commencant par les écoles "normales" et sur une autre journée sur les école "anti-politique" (et je suis sympa, je ne dis pas prometton)
philippe
De toutes les façons il s’en fou royal de l’école et de nos enfants notre ami Jean Loup
SAvez vous que la Mairie a été condammée pour non respect des secteurs scolaires ?
Il s’en fiche royal de nos enfants puisqu’il es tbien précisé sur le site internet de la mairie que nos enfants peuvent être amenés à changer d’école si les secteurs changent
Pour ma part mon fils a été viré de sa maternelle la veille de la rentrée des classes et personne ne m’a prévenu
Résultat, comme les secteurs sont fait nimporte comment et que le maire refuse toutes les dérogations mes enfants sont scolarisés dans l’école la plus loin de mon domicile et surtout a l’opposé de mon lieu de travail
Moi qui avait fait le choix de m’installer à Montrouge en me disant que travaillant et habitant dans la même commune cela simplifierait ma logistique quotidienne de mère de famille
Il serait temps que la commune change de Maire et d’équipe municipale
C’est prévue. Et je vois invite à venir nous voir sans attendre, comme cela des le 17 mars nous allons changer votre situation inadmissible.
Mr Georges du Modem qui est aussi un papa qui court entre deux école et qui comprend parfaitement votre calvaire.
Faisons-un rêve Mr Georges. Vous êtes élu (brrr !!!). Par quel miracle allez-vous tout changer dans les écoles le 17 mars au matin. A l’école, on appelle ça de la démagogie. Je propose donc à tous les Montrougiens qui nous lisent d’envoyer à Mr Georges la nature de leurs difficultés du moment.Mr Georges rase gratis le 17 mars, Profitez-en... ça ne durera pas.
Le réveil sera brutal mais, dans les rêves, l’essentiel, c’est d’y croire. Allez Mr Georges, fais-nous rêver en nous racontant que tout ça c’est une blague et qu’il faut voter Vincent ou Metton parce que c’est plus sérieux. Moi, comme le dirait Bayrou, c’est sûr que je ne voterai pas Branaa.
Un mouton, deux moutons, trois moutons, quatre moutons, cinq moutons et ron et ron petit patapon
ZADIG
zadig, vous savez très bien que l’on ne peut pas changer tout du jour au lendemain mais il y a des choses à faire et j’aimerais bien que le prochain maire en tienne compte !
De plus, je constate que vous parlez à la place des autres en leur attribuant des propos qui n’engage que vous ! Alors laissez Mr Bayrou en dehors de tout ça et retournez compter les moutons, au moins pendant ce temps, ca nous fait des vacances ....
Plus l’heure du vote approche plus vous devenez mauvais.
Mon message n’était pas pour vous mais pour cette famille qui vit un calvaire qui n’est pas possible d’accepter.
je n’ai jamais dit que j’allait changer l’école le 17 mars, j’ai dit que cette famille pouvait venir nous voir et que nous allions trouver ensemble une solution qui soit agréable à tous (école,enfants et famille). Et pas dans 6 mois mais de suite. C’est aussi cela le travail d’un Maire adjoint.
Combien de familles sont de ce cas ?
Zadig si cela vous déplait c’est votre problême pas le miens.
Oui nous avons des idées à mettre en place pour les enfants, pour les anciens... POUR TOUS LES MONTROUGIENS.
Et franchement à part critiquer vous avez fait quoi ici depuis plusieurs jours ? Si vous êtes si fort vous n’avez qu’a en faire des propositions. On vous écoute.
Dimanche, pour le changement, le Modem.
Mr Georges,
Je n’ai pas décidé d’être Maire de Montrouge ou Maire Adjoint. Je vote C’est mon seul vice politique. Il me parait donc salutaire de réagir et de faire réagir aux propos de ceux qui briguent nos suffrages. C’est vrai, je le confesse je ne suis pas favorable M. Branaa. Mais reconnaissez que je ne m’en cache pas. Je ne souhaite pas l’avoir pour Maire. Entre trois maux je choisi le moindre. Parce que rien n’est parfait et qu’il faut s’en accommoder pour avancer. Vous n’avez pas été particulièrement tendre avec vos compétiteurs à la mairie. Je serai déçu de devoir constater que vous contestez à vos adversaires l’élémentaire liberté de parole et de critique dont vous usez abondamment à l’encontre de Metton et Vincent. Jusque là M. Georges vous savez été un débatteur pugnace. Ne tombez pas dans la facilité.
j’ai encore un peu de culture sur le feu
A dimanche.
Zadig.