Montrouge sous vidéosurveillance
Pardon, il faut dire vidéoprotection. Tout est question de nuance. Ce n’est pas encore Big Brother à Montrouge. On est néanmoins en droit de s’interroger sur le coût, l’efficacité et les motivations réelles du nouveau système de vidéosurveillance qui va être mis en place à Montrouge.
Le Conseil municipal du 24 juin 2008 a choisi la société INEO pour installer un nouveau système de vidéosurveillance. Coût : 191 125 euros, dont une part pourra être prise en charge par une subvention du Fonds interministériel de Prévention de la Délinquance (FIPD). Il s’agit de rénover et d’étendre le système de vidéosurveillance mis en place en 2000 sur la voie publique et dans les bâtiments municipaux. Pour ce qui est de l’espace urbain, une quinzaine de caméras avaient en effet été installées à la Solidarité et place Jean Jaurès avec des images conservées une semaine dans des locaux de l’OPHLM pour être consultées au cas où par la police municipale. Ce système est aujourd’hui en panne.
Alors qu’au conseil municipal de mai 2000 apparaissaient des tentatives de justifications : croissance des actes d’incivilités, sentiment d’insécurité, protection du commerce, cette fois aucun argumentaire n’est signalé au compte-rendu du conseil pour ce projet présenté par Jean-Eric Branaa, adjoint à la Réglementation urbaine. Comme si la chose allait de soi, s’inscrivant naturellement dans la montée des systèmes de vidéosurveillance depuis une dizaine d’années, montée en puissance encouragée par les pouvoirs publics [1]. Comme si le bon sens de l’« honnête homme » : « il n’y a que les voyous qui craignent la vidéosurveillance » était l’évidence, censée faire taire ceux qui dénoncent une atteinte aux libertés publiques.

Curieusement d’ailleurs, notre rapporteur est aussi l’adjoint à la Démocratie locale. Admettons-le : la démocratie, c’est un système de droits et de devoirs et la sécurité est l’un des droits fondamentaux. La sécurité mais aussi la sûreté, c’est-à-dire l’échappement à l’arbitraire du pouvoir. Où situer la vidéosurveillance dans ce tableau ? Protection du citoyen dans ses allées et venues ou contrôle insidieux ? Le droit d’aller et venir sans entrave ni surveillance est une liberté fondamentale et avec la vidéosurveillance, on se trouve face à une perversion du droit qui fait que chacun devient un suspect potentiel et pourra être amené à devoir justifier sa présence ici ou là.
L’opposition municipale lance un tir croisé contre le projet, estimant que les résultats de la vidéosurveillance ne sont pas probants, qu’elle ne fait que déplacer les problèmes et que l’important c’est de peupler la ville d’éducateurs, pas de caméras [2]. La question du coût de la maintenance du système est également soulevée.
Examinons les choses de plus près. On double le nombre de caméras. Pour ce qui est des sites extérieurs, on en ajoute trois nouveaux sur les indications de la Police nationale. On passe de l’analogique au numérique qui permet le zoom. On installe des caméras opérationnelles de nuit. Et qu’en est-il des logiciels « intelligents » qui pourraient être adjoints maintenant ou ultérieurement au système ?
Le caractère dissuasif semble convaincant : la présence de caméras est obligatoirement signalée au moyen de panneaux qui indiquent où joindre l’organisme gestionnaire au cas où le citoyen voudrait exercer son droit d’accès. Voilà donc une dissuasion à très courte vue : le délinquant en puissance est prévenu… il évitera l’œil de la caméra et ira commettre son méfait plus loin. Pour la même raison, la possibilité de résoudre des faits délictueux tombe à l’eau, puisque l’action sera commise ailleurs, à l’abri des regards de la caméra et avec des précautions supplémentaires de la part des auteurs du délit.
Aussi quand le Maire déclare dans son « droit de réponse » de Montrouge Magazine (septembre 2008) : « C’est vrai, nous refusons l’implantation de dealers et le développement du trafic de drogue sur la commune pour la sécurité de nos enfants, pour lutter contre l’économie parallèle qui se crée autour, ainsi que pour éviter l’utilisation d’enfants de plus en plus jeunes dans ces trafics. La vidéo-protection nous y aide », on a envie de partir d’un éclat de rire si le sujet n’était grave.
Le Maire ajoute : « Nous avons dans ce domaine à Montrouge suffisamment d’expérience puisque nos premières caméras ont été installées en 2000 sans que nous n’ayons reçu aucune plainte de qui que ce soit. » Formule stupéfiante ! Redressons le lapsus : on comprendra que, jusqu’à présent, personne ne s’est plaint d’une atteinte à sa liberté due aux caméras. Soit. Mais aucun bilan de ces huit années n’est présenté en termes de résultats sur la délinquance. L’expérience est vide. Parallèlement, aucune justification par une augmentation des faits délictueux commis dans les sites visés par le nouveau projet n’est présentée. C’est le flou total.

Il faut parler de « vidéoprotection » et non de « vidéosurveillance », rectifie le Maire en conseil municipal. Une nuance sémantique d’importance car « il ne s’agit pas de surveiller les gens mais de dissuader et de pouvoir élucider certains faits », « les images sont enregistrées et peuvent servir à élucider des faits délictueux notamment grâce au déport d’image vers la police nationale et personne ne visionne ces images en temps réel. » Un déport d’images qui se fera grâce au réseau de fibres optiques haut débit mis en place par la municipalité. Il n’y a pas de voyeur installé en permanence derrière la caméra. On devrait être rassurés.
Pourtant, dans Montrouge magazine, le même déclare : « La nouveauté c’est qu’il est maintenant possible de faire déporter les images des caméras, en temps réel, au commissariat de police nationale. Cela leur permettra en cas d’incident de visualiser le site pour adapter leur intervention. » Contradiction. Le moins qu’on puisse dire c’est que la communication du Maire manque de clarté. De plus, qui sera habilité à visionner les images, pour quel type d’incident, avec quelle durée de stockage ? Voilà d’autres informations manquantes.
Autre argument du Maire : des villes de gauche aussi s’y sont mises [3]. Soit. Mais cela ne dispense pas de faire un bilan objectif des résultats de la vidéosurveillance.
Enfin, pour ce qui concerne les éducateurs, le Maire déclare dans le même bulletin : « Quant à opposer prévention et répression, il y a longtemps que ce débat a été abandonné. L’un n’empêche pas l’autre et à Montrouge, depuis toujours, nous faisons les deux. » Propos creux car on voit mal qui aurait fait le choix d’écarter l’un des termes pour l’autre. La question est celle de leur dosage, des moyens mis d’un côté ou de l’autre, ce qui relève d’une volonté politique [4].
À l’heure où les prisons débordent, et que la politique « sécuritaire » initiée par Sarkozy a montré son échec [5], il n’est pas inutile de rappeler que mieux vaut prévenir avant qu’il y ait une victime que de sanctionner après. La vidéosurveillance aurait-elle ce résultat miraculeux de joindre prévention (on va vous voir) et répression (on vous a vus) : sauf exception, non, elle ne permet justement ni l’une ni l’autre.
Les études menées à ce sujet sont concluantes : il n’y a pas d’effet significatif de la vidéosurveillance sur le taux de délinquance ou de criminalité. Le site Souriez vous êtes filmé présente une analyse d’un rapport publié en 2005 au Royaume-Uni, le pays champion dans ce domaine : rien qu’à Londres, 500 000 caméras sont installées et un habitant est filmé en moyenne 300 fois par jour.
Selon les localités étudiées par ce rapport, tous les cas de figure se présentent : stabilité, diminution ou augmentation de la délinquance à la suite de l’installation de caméras de vidéosurveillance . La variation du taux de délits et de crimes obéit à un ensemble de facteurs dont la présence de caméra n’est pas l’élément significatif.
En réalité, intimidation et élucidation se contredisent : plus on veut intimider, plus il faut montrer la présence de caméras et plus le délit va se déplacer dans d’autres zones où il sera encore plus difficile à identifier. Les cas de flagrant délit grâce à la vidéosurveillace en temps réel sont rarissimes. Or, s’il s’agit juste d’avoir la satisfaction d’être filmé en train de se faire tabasser, l’avantage est peu probant. Quant à l’élucidation d’affaires, la vidéosurveillance n’a pas de palmarès convaincant à son actif. Le seul élément fort a été l’identification facilitée des kamikazes des attentats meurtriers de Londres par des caméras de vidéosurveillance [6]. La réalité du terrorisme est un puissant moyen d’habituer l’opinion à des mesures qui généralisent la surveillance de tous.
Quant au « sentiment d’insécurité », il n’est pas significativement diminué par la présence de caméras qui participent même d’un effet anxiogène diffus. Il ne justifie pas ces installations coûteuses.
Le bilan de la vidéosurveillance est donc fantomatique. Certaines villes ont même abandonné ce type de dispositif. Le but recherché serait-il alors celui d’un affichage politique : « on s’occupe de votre sécurité, on veille sur vous » ? Selon une enquête commandée par la CNIL et réalisée par l’institut IPSOS en mars 2008, les Français plébiscitent la vidéosurveillance. 71 % des sondés sont favorables à la présence de caméras de vidéosurveillance dans les lieux publics et 65 % pensent qu’elle permet de lutter efficacement contre la délinquance et le terrorisme. Soit, mais imaginez qu’on ait plutôt demandé : « Pensez-vous que les caméras de vidéosurveillance sont inefficaces pour lutter contre la délinquance ? », quel aurait été le taux de réponse ? Les quelques personnes de la Solo ou de la place Jean Jaurès que nous avons interrogées se montrent sceptiques sur cette efficacité.
La crise actuelle nous a montré la « délinquance » financière à l’œuvre, l’existence d’un système qui capture à son profit une grande partie de la richesse créée et prospère sur l’étranglement des petites gens et des salariés. Cette crise est lourde de dangers pour la situation économique et la paix sociale et si on sauve les banques, on oublie les banlieues. On a souligné à juste titre le manque de régulation et de supervision de ce système financier, alors que du côté de la petite délinquance – détestable, absolument détestable – la surveillance et le contrôle prospèrent, mais avec peu d’effets réels.
S’il y a des sociétés peu touchées par la crise, ce sont bien celles de la sécurité. Des sociétés qui travaillent pour les institutions publiques, les entreprises privées ou les particuliers. Avec de petits joyaux : caméra orientable, caméra miniaturisée, caméra à vision nocturne, caméra à enregistrement sonore, caméra IP consultable à l’autre bout du monde, caméra couplée à des bases de données biométriques, capable de reconnaissance faciale et d’analyse des comportements. Votre démarche est bizarre, votre habillement n’est pas dans la norme, vous faites le clown dans la rue, hop, la caméra zoome automatiquement sur vous, vous identifie et vous inscrit dans un fichier type Edvige comme individu susceptible de troubler l’ordre public. Grâce aux logiciels « intelligents ». Un degré de plus et la caméra « interactive » vous intimera l’ordre de changer de comportement. Pour couronner le tout, des drones munis de caméras haute définition vous surveillent du ciel quand vous participez à une manifestation. Tout cela est possible, tout cela existe déjà.
Ajouté à tous les systèmes de fichiers (Edvige, STIC, etc.), aux systèmes de géolocalisations (votre portable, Navigo), aux terminaux de cartes bancaires, à l’ « espionnage » de vos activités sur Internet, à votre futur dossier médical informatisé, au fichage ADN, sans oublier le dépistage à partir de 3 ans des enfants potentiellement délinquants [7], on y arrivera un jour au contrôle depuis avant même votre naissance jusqu’à votre mort.
Vous allez dire : on est loin de Montrouge et d’un malheureux petit projet à 190 000 euros. Et pourtant, on y va insensiblement, tout doucement, à petits pas, à la société du contrôle généralisé [8]. À notre sens la pacification de la vie sociale requiert de toutes autres orientations, une toute autre priorité et la protection de nos libertés. Répétons-le, d’autres moyens existent, rien ne vaut la relation humaine directe, rien ne vaut le rôle du médiateur et de l’éducateur ainsi que des activités de formation ou de loisir pour abaisser le niveau des incivilités ou des délits dans les « quartiers difficiles ».
Même Jean-Eric Branaa semble apporter de l’eau à notre moulin lorsqu’il déclare au Conseil municipal de septembre : « si la vidéoprotection n’a pas de résultat sur la criminalité, elle a fait ses preuves sur les incivilités (tags, petites agressions...) et c’est le premier objectif pour Montrouge. » Reste qu’on attend ces preuves. Quant à la notion d’incivilité, elle est bien imprécise. Un programme de vidéosurveillance est-il la réponse adaptée ? Non. De plus, si chaque « incivilité » repérée n’est pas suivie d’une sanction, ce qui risque de nous emmener très loin, le résultat sera contre-productif. Résoudre un cas comme le tapage nocturne récurrent relève d’un dispositif « social » plutôt que technique. S’il y a des faits plus graves - et il y en a eus récemment - alors la réponse est celle de l’enquête de police judiciaire.
Signalons enfin que, dans l’état actuel de la législation française, des caméras installées « dans un lieu public ou ouvert au public » n’exigent qu’une autorisation préfectorale. Le projet de Montrouge s’y conformera. Lorsqu’il y a couplage avec des techniques biométriques ou installation dans des lieux privés, il faut une déclaration à la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Selon les cas, il y a donc référence à deux lois différentes, un flou juridique gênant, avec des dérives possibles [9]. La ville de Lyon, gérée par un maire de gauche, est allée au-delà de ces dispositions légales trop vagues lorsqu’elle a installé son dispositif en 2004 : elle a institué un Collège d’éthique pluraliste (où siègent des associations de défense des Droits de l’homme) et une Charte de la vidéosurveillance. C’est une pièce à verser au dossier.
Concluons : une autre politique est possible. La vidéosurveillance n’est pas la réponse convaincante à la protection du citoyen et elle représente un danger potentiel pour nos libertés. Là où elle existe, elle doit au moins être sérieusement encadrée. Nos libertés méritent, elles aussi, protection.
[1] Michèle Alliot-Marie veut tripler le nombre des caméras de vidéosurveillance en France.
[2] L’implicite, dans cette histoire, c’est toujours que le perturbateur type est un jeune, et les localisations sont choisies pour cibler un certain type de quartier.
[3] le Maire cite Clichy. Paris aussi renforce son dispositif http://leblogvideosurveillance.fr/. Mais Montrouge ce n’est ni Clichy, ni Paris.
[4] Tiens d’ailleurs, combien sont-ils réellement à Montrouge, ces « éducateurs de rue » et pour quelles missions ?
[5] Sous l’ère de Sarkozy ministre de l’Intérieur, on nous a annoncé une baisse de la délinquance : un chiffre sujet à manipulation statistique. De plus les agressions contre les personnes ont eu tendance à augmenter. Le taux d’élucidation, en progression, est lui aussi sujet à caution. La forte pression pour « faire du chiffre », récompensée par des primes, a des effets pernicieux. Lorsqu’on interpelle un sans-papier, voilà un cas où le délit et son élucidation se confondent. La recrudescence des plaintes de policiers pour délit d’outrage en est un autre exemple. Tout cela au détriment de l’investigation patiente.
[6] Il est admis que les enregistrements vidéos n’ont pas été indispensables pour identifier les auteurs de ces attentats. Voir à ce sujet "Vidéosurveillance" dans Wikipédia.
[7] Elément abandonné de la loi sur la prévention de la délinquance (mars 2007), devant les protestations. Voir :Enfants en danger / enfants dangereux..
[8] Certes, il y a des systèmes de caméras indiscutablement utiles, comme ceux affectés aux différents aspects de la circulation automobile (gestion du trafic, secours en cas d’accident, violation du code de la route). Le projet montrougien ne concerne pas ce type de dispositif.
[9] Sur tous ces points, voir le dossier Contre la liberté surveillée, guide pratique de la vidéosurveillance réalisé par la Ligue des droits de l’homme.
Le blog 92 de la Ligue des droits de l’homme cite une réaction édifiante du sénateur divers droite Alex Türk, président de la Cnil (Commission nationale informatique et liberté), qui va tout à fait dans le sens de notre propos.
Jetez aussi un œil sur le blog de Christophe Grébert MonPuteaux.
Ce genre d’installation a fait partout la preuve de son inefficacité, le coût est élevé à l’installation, à l’utilisation et à l’entretien. Je suis très surpris que les élus MoDem (je suis adhérent MoDem) cautionnent ce projet, je le regrette.
C’est de mon point de vue juste un projet démagogique et clientéliste, qui n’aura aucune incidence sur le niveau de la délinquence dans sa globalité.
Je pense pouvoir dire qu’"officieusement" tous les élues Modem ne cautionnent pas le projet. Mais que faire quand le projet est justement mis en application par un élu Modem ?
Sans faire de polémique, c’est ce genre de débat qui doit être entrepris lors des réunions du groupe Modem Montrouge. J’ai sur le sujet ma part de réflexion que je vous soumettrais lors de la prochaine campagne électorale pour la présidence.
On parle de tout et de son contraire, la crise financière, le fichier edvige, la liberté d’aller et de venir, l’insécurité ambiante, etc..,
On parle de l’absence de statistiques sur Montrouge, mais on ne dispose quasiment d’aucune statistique fiable sur les résultats de l’exploitation des caméras en France ou dans d’ autres pays, sinon sr des points particuliers et subalternes, ni dans d’autres communes y compris à PARIS ou le Maire ne communique rien sur ce sujet ( encore moins de statistiques).
En quoi les video-cameras empêchent-t’elles le citoyen d’aller et de venir librement ? On ne le sait pas encore mais l’auteur de cet article, en droit de réponse, va nous le révèler.
A ce compte là il faut râler également contre les caméras qui nous filment dans le métro et dans les transports, sur les voies de circulation, dans les édifices publics (Mairie de Paris) car on peut savoir où nous allons, à quelle heure et avec qui nous y allons et comment nous sommes habillés, etc... , pour la plupart d’entre nous on s’en fiche comme de notre première chemise ;D’autant qu’on risque également d’être photographiés et filmés par des quidams mal intentionnés,qui ainsi attentent à nos libertés fondamentales et nous empêchent de dormir et de vivre, on peut aussi être épiés, sans que la puissance publique s’en émeuve, on peut aller beaucoup plus loin dans la démonstration de l’absurdité de ces arguments de papier.
Ces caméras-là ( celles de montrouge- et il y en a peu) sont elles moins supportables par le citoyen Lang soucieux de sa liberté d’aller et de venir librement que pour d’autres qui ne s’expriment pas dans MontBouge ;
Montbouge se limite strictement à une opposition verbeuse.
Pour une fois (et j’espere que ce n’est pas la dernière), le groupe socialiste au conseil municipal a soulevé ce point, et s’est opposé ouvertement à ce projet.
Je passe régulièrement à coté de certaines cameras (à coté de la piscine), et j’ai le sentiment :
— > qu’elles ne doivent pas voir grand chose en été, avec les feuillages des arbres,
— > que les trafics (si trafics il y a) se déroulent hors de leur vue
— > qu’elles n’empechent rien, et surtout pas les gens de déposer leurs détritus sur les trottoirs.
En fait, je pense que la mairie devrait commercialiser les images auprès d’un producteur de TV réalité... Cela animerait les endroits concernés, et ferait baisser nos impots/financer la piscine/le centre de congrès...
Eh ! Georges, ben justement elle est pas encore commencé la campagne et de quel droit tu penses pouvoir parler pour le groupe modem montrouge même de façon "officieuse". T’es pas encore président de la section !
Bravo Nnours ! T’as bien raison ! Tu veux pas te présenté à la présidence de la section du Modem ?
Pour devine qui je ne suis pas, quelqu’un d’intelligent...
Je ne parle pas au nom du groupe mais du mien. Et je parle de manière officieuse justement pour ne pas mettre de nom… cela se nomme de la diplomatie, chose que tu ne semble pas avoir.
Sache, celui qui a honte de mettre son nom, que je parlais sur ce forum avant ma candidature, que je parlerais ici pendant la campagne, et que je parlerais ici après les élections et que ce n’est certainement pas toi qui m’en empêcheras. Le monde ne s’écroulera pas si je ne suis pas président d’un groupe qui est composé de mec ou de femme comme toi...
Bonne journée, la pseudo concurrence est de sortie.
Tout a fait d’accord pour dire moi aussi que la mise en place de nouvelles camera de vidéo surveillance relève de la pure démagogie. On peut douter de leur efficacité : les habitants de la Solidarité se sentent-ils plus en sécurité depuis leur mise en place ? On peut en douter si j’en juge par le témoignage d’une famille qui y habite, et que je connais, qui n’a perçu aucun changement.
Je pense que jouer sur le réfléxe sécuritaire des gens, c’est une manière d’occulter des problèmes beaucoup importants à Montrouge. Par exemple la question des logements locatifs abordables pour les bas salaires. L’office HLM de Montrouge n’a réalisé aucun logement vraiment social depuis de nombreuses années.En effet, il y a logement social et logement social, et ceux construits sur Montrouge ces dernières années s’adressent de fait plutôt à des personnes de la classe moyenne. Ce n’est pas un hasard, c’est une volonté politique de la part de la municipalité. Les bas revenus n’ont plus qu’une solution : quitter Montrouge.
Bonjour,
Le fil des messages a été modéré.
Tous les messages en dehors du sujet de l’article ou discourtois voire insultant ont été supprimés.
Benoît Laurent pour la rédaction de montbouge.
Il était temps que cela fusse fait ! Ca devenait vraiment n’importe quoi. Montbouge n’est pas un lieu pour régler ses comptes mais pour faire avancer les choses. Or il est à constater que certains, sous couvert d’anonymat (ou pas) et que les initiés reconnaissent, s’évertuent à faire du déballage public ou à se faire mousser. Sachez que vos querelles n’intéressent personne sauf vous peut être et fatiguent tout le monde. Merci de votre compréhension.
Les systèmes de vidéosurveillance sont, comme le prouvent toutes les études, inefficaces, dispendieux et liberticides.
Ce sont des placebos, il est mensonger de parler de sécurité, il s’agit seulement du sentiment de sécurité.
Un système de vidéosurveillance à enregistrement d’images est attentatoire à la vie privée.
La vidéosurveillance inverse le principe d’innocence, tout le monde devient suspect potentiel et sous couvert du bien-être sécuritaire les libertés reculent.
mon cher Claude grâce aux caméras de télésurveillance deux voleurs de champagne viennent d’être interpellés,aujourd’hui, au moins vous serez toujours libre de boire ou non boire du champagne pour les fêtes.
Et on dit que cela ne sert à rien.....
montrouge la solo on baizzzze toutt les camera on les a kc a la solo
A voir en ligne, un article intéressant avec beaucoup de références sur le sujet :
Technologies de surveillance… ou de discrimination ?