Freecycle à Montrouge
jeudi 19 janvier 2012, par ,
Cave encombrée, penderie pleine, jouets abandonnés, objets inutiles... Plutôt que de déposer ses "monstres" sur le trottoir, mieux vaut les donner. Comment ? Via "Freecycle" ... Fin 2011 naissait sur internet le groupe Freecycle® dédié à la ville de Montrouge et à ses proches environs…
Comme son nom ne l’indique pas forcément à la première lecture, il s’agit d’un site de recyclage : en anglais, « free » signifie « gratuit » et « cycle » se traduit par « recycler ». Car la mode Freecycle nous vient bel et bien d’outre-Atlantique : l’aventure a débuté aux États-Unis en 2003 à l’initiative de Deron Beal, un habitant de Tucson, Arizona qui a eu la bonne idée de vouloir réduire le gaspillage dans son entourage…
Bien lui en a pris : aujourd’hui, il y a plus de 7 millions de membres répartis sur 95 pays. En France, hameaux ou mégapoles, tout le monde est concerné et les groupes fleurissent partout : on compte déjà 110 groupes et 45 000 adhérents [1] essayant, chacun à sa petite et précieuse échelle, de recycler ses objets au lieu d’encombrer les poubelles, et de réduire le consumérisme ambiant en cessant d’acheter à tour de bras…
« Freecycle » n’a donc rien à voir avec le vélo... Encore que l’ancien logo du groupe était illustré avec une guitare et… un vélo !
Ce bon vieux vélo, justement, qui rouille à la cave et que personne ne veut… qu’en faire ?! Si vous ne pouvez pas vous déplacer vers l’EMMAUS le plus proche (porte d’Orléans, pour les Montrougiens), vous pouvez justement le proposer comme « don » sur ce site.
Car le principe est bien de donner, et pas d’échanger ou de vendre. Les dons se proposent via le site internet, on ne donne ni son adresse ni son nom en ligne, qu’on communiquera ensuite aux intéressés et en privé. Si les "donneurs" ne souhaitent pas accueillir les gens chez eux pour leur remettre les objets sollicités, ils peuvent bien évidemment organiser la rencontre dans un lieu public ou en bas de leur immeuble.
Les dons sont très divers : du CD de Barry White à l’escabeau en bois du grenier en passant par un lot de 22 cintres, une porte à retaper, les rideaux de la grand-mère ou le déguisement de cow-boy du petit dernier… Les inscrits peuvent aussi poster des annonces de recherche d’objets précis sur le site : « cherche paire d’après-ski, femmes - taille 40 », par exemple.
Freecycle part du principe que tout est bon à recycler et à donner… ou presque : Médor devra se trouver un propriétaire par un autre biais, et aucun produit périssable (nourriture en particulier) n’est mis en ligne non plus, pour cause de sécurité sanitaire.
Bien sûr, les œuvres de bienfaisance sont bienvenues dans le circuit et même favorisées pour récupérer les objets proposés sur le site, en vue de les distribuer à ceux qui en ont grand besoin.
Outre la dimension environnementale évidente (mine de rien, cette « organisation caritative internationale à but non lucratif » permet d’éviter la mise en décharge de plusieurs centaines de tonnes de déchets par jour !!), Freecycle est aussi un projet à vocation de réseau social, l’idée étant de fonder un groupe par ville afin de permettre une vraie démarche locale, un sentiment de faire quelque chose ensemble d’aussi utile que facile, résumé par le slogan officiel du groupe : "don après don, nous changeons le monde" ("Changing the world one gift at a time" ).
Pour participer au groupe montrougien, il suffit d’habiter Montrouge (ou pas trop loin), et de vous inscrire via le site internet de Freecycle® Montrouge ou en envoyant directement son adresse mail à Montrouge-FR-subscribe@yahoogroupes.fr.
Lorsque vous vous inscrivez, le modérateur [2] approuve votre demande et vous envoie le mode d’emploi, simplissime et indispensable au bon fonctionnement du réseau, et surtout à la bonne lecture des messages.
Quant à ceux qui n’habitent pas à proximité de Montrouge (qui lisent MontBouge, il y en a !), et qui n’appartiennent à aucun des 110 autres groupes de France [3], la solution existe ! Elle est proposée sur une page dédiée du site de Freecycle en France : fonder le groupe de sa commune…
L’objectif visé est donc écologique et solidaire : se débarrasser d’objets en les donnant plutôt qu’en les abandonnant à la destruction sur le trottoir le dimanche soir [4], en voilà une bonne résolution pour 2012…

Pour en savoir plus sur le groupe dédié à Montrouge : http://fr.groups.yahoo.com/group/Mo...
[1] chiffres au 05/01/2012 : pour en savoir plus, aller sur le site de Freecycle en France
[2] Isabelle Clerc - co-rédactrice du présent article - est la modératrice du groupe Freecycle de Montrouge
[3] Hors Montrouge, il y a, en janvier 2012, 10 autres groupes en Ile-de-France : Courbevoie, Montreuil, Pantin, Étampes, Lognes, Maurepas, Palaiseau, Poissy, Versailles ; et Paris
[4] Le jour des "encombrants" (aussi appelés les "monstres") à Montrouge